MEILLEUR ESPOIR FEMININ

De et avec Gérard Jugnot, Bérénice Bejo,
Chantal Lauby, Didier Flamand, Ticky Holgado,

Tel le dahu dans les colonies de vacances, Gérard Jugnot et son équipe du Splendide ont marqué de leurs empreintes le cinéma français. Si par la suite chacun a bifurqué afin de jouer, d'écrire, produire ou réaliser ce qu'il voulait, c'est toujours avec un certain plaisir que nous les retrouvons. Et si Clavier joue les bouffons alors que Blanc préfére l'intimité, Jugnot lui continue à écrire des comédies au thèmes rarement innocent même s'il ne réussit pas toujours avec les sectes ou les pays en guerre. Pour son septième film, il évoque un milieu qu'il connait bien puisqu'il s'agit de celui du 7eme art.

La lumieres des projecteurs attire bon nombre de papillons et de libellules dans ses filets. C'est l'histoire d'une jeune fille comme tant d'autres qui veut devenir comédienne. Pour cela elle passe un casting et le couperet tombe, ca marche, elle fera partie d'une grosse production et deviendra normalement une grande star. Son père petit coiffeur à Cancale, préférait la voir reprendre le flambeau familiale entre les schampoings synthètiques et les conversations hautes en couleur des clients. Découvrant un monde qu'il ne connait absolument pas et qui peut faire peur, il n'aura pas fini de se faire des cheveux blancs. Il tentera alors de tout faire pour protéger et aider le beau fruit de son amour. Mais, le rôle de père n'est pas toujours simple et l'on peut très vite se retrouver hors du champs.

Co-écrite avec "la grosse tête" (tout est relatif) Isabelle Mergault, cette oeuvre un cheveux biographique, se veut une comédie sympathique sans prise de tête. Même s'il se permet quelques clins d'oeil avec des apparitions de Jean-Pierre Foucault ou Guillaume Durand, Jugnot réalise l'un de ses films les plus intéressants. Il faut dire que Bérénice Béjo est formidable et peut se tenir sur les rangs du meilleur espoir féminin l'année prochaine aux Césars, ce qui est la moindre des choses.